Un programme libéral pour la
France
Par
Christophe VINCENT – Première publication le 10 septembre 2002 -
Dernière modification le 5 mars 2007 Vous trouverez ci-dessous les différentes mesures d’un programme politique 100% libéral. Ce programme permettrait selon moi de renouer en France avec le plein emploi, la prospérité, de réduire autant que possible la pauvreté et de bien mieux lui venir en aide qu’aujourd’hui. Les points prioritaires du programme
Instaurer la promotion au mérite dans la fonction publique : Pour avoir des services publics de bonne qualité et aussi peu chers que possible il faut supprimer le statut de la fonction publique (avancement à l’ancienneté, garantie de l’emploi, etc…), ouvrir à la concurrence tous les postes (ceux réservés jusque là aux énarques en particulier), bref y instaurer la seule promotion au mérite. Rétablir l’égalité entre le public et le privé en matière de retraite : Les fonctionnaires cotisent moins, moins longtemps que les salariés du privé et touchent plus longtemps une retraite plus élevée. Cette injustice doit cesser. Supprimer toutes les subventions publiques : Aux entreprises, aux partis politiques, aux associations, à la culture, à l’agriculture, etc… Le rôle de l’Etat n’est pas de créer les bénéfices des uns en volant les autres. Réformer radicalement la solidarité publique : Aujourd’hui en France, en matière de solidarité publique, c’est le foutoir. Il faut se battre avec des dizaines d'administrations différentes pour obtenir des "aides". En fait d'aides, il s'agit souvent en réalité de récupérer un peu de l'argent que l'Etat nous a pris auparavant. On ne sait d'ailleurs même plus au juste qui aide, qui est aidé et de combien ! Il faut réformer tout cela en profondeur afin d'y voir clair et de limiter les gaspillages et les abus autant que possible. Réformer radicalement l'Etat : Il faut supprimer les assemblées inutiles (Sénat, CES, etc…), les administrations publiques inutiles (le CSA, le ministère de la culture, etc…), réduire celles qui sont surdimensionnées (le réseau diplomatique français par exemple), enfin, privatiser et ouvrir à la concurrence les « faux » services publics, ceux qui seront mieux assurés par le secteur privé concurrentiel que par l’Etat en situation de monopole (la Poste, le groupe France Télévision, l'éducation, etc…) Réformer radicalement la législation, la fiscalité : La France croule sous une tonne de paperasses et crève des tracasseries de l’administration. Il faut drastiquement simplifier (voire supprimer) toutes ces usines à gaz qui sont une perte de temps pour les français et une formidable source d’arbitraire et d’injustice. Le programme complet
Le
respect des droits individuels, fondement du libéralisme
Le fondement du libéralisme est le respect des libertés individuelles. Tout le libéralisme découle de ce principe que j’ai résumé ci-dessous : Une déclaration libérale des droits de
l’homme Tout
homme est libre de faire ce qu'il veut du moment que cela ne porte pas
préjudice à la personne physique, aux
libertés et aux biens des autres hommes. Les
libertés des hommes sont précédemment définies. Les
biens des hommes sont toutes les choses qu’ils ont su se procurer en
exerçant les libertés précédemment définies. Nous les libéraux nous sommes donc pour : Moins d’Etat, pour
plus de liberté et d’efficacité
Société L’immigration libreOn ne pourra jamais empêcher ceux qui veulent quitter leur pays accablé par une guerre, une dictature, une sécheresse, etc… de rejoindre la France. Pourquoi devrait-on les en empêcher d’ailleurs ? Pourvu qu’ils désirent s’établir en France pour y vivre honnêtement de leur travail, qu’a-t-on à y redire ? Pourquoi devrait-on gaspiller nos impôts à essayer vainement de les en empêcher ? Il faut donc supprimer les contrôles aux frontières (sauf pour refouler/arrêter les criminels bien entendu). Il faut régulariser tous les « sans-papiers » et octroyer la nationalité française et le droit de vote aux « immigrés ». Toutes les personnes qui paient leurs impôts en France sont par définition des citoyens français. En revanche, il faut dans le même temps supprimer toutes les aides publiques aux nouveaux arrivants (RMI, CMU, école pour les enfants, etc…). Les nouveaux arrivants, nouveaux français donc, ne pourront en aucun cas bénéficier de la solidarité publique et ne devront donc compter que sur eux-mêmes et/ou sur la solidarité privée. La légalisation de toutes les
drogues
La plupart des gens qui boivent de l’alcool ne sont pas des alcooliques. De la même manière, la plupart des consommateurs de drogues ne sont pas des toxicomanes. Ils consomment de la drogue pour leur plaisir. Pourquoi devrait-on les en empêcher ? Reste le cas des toxicomanes. Ce n’est pas en empêchant les toxicomanes, par la prohibition actuelle, de se procurer facilement les substances qui les soulagent qu’on les aide bien au contraire. Ce faisant, on les oblige à se ruiner pour acheter très cher des drogues de très mauvaise qualité (donc très dangereuses pour leur santé), et ce auprès de « malfrats », de personnes souvent sans trop de scrupules et donc peu recommandables ! Drôle de façon de les aider non ? Pour aider vraiment les toxicomanes, il faut au contraire légaliser la production, le commerce, la consommation de toutes les drogues (héroïne, cocaïne, canabis, ectasy, etc…). Les toxicomanes pourront ainsi se procurer très facilement et très bon marché de la drogue sans grand danger pour leur santé. Il leur sera alors beaucoup plus facile de se sortir de la spirale de la drogue (ils ne se ruineront plus autant le portefeuille et la santé). Enfin, l’argent public qui sera économisé grâce à l’abandon de la répression pourra beaucoup plus utilement être dépensé pour aider les toxicomanes à se débarrasser de la drogue. Le mariage et la parentalité gayLe mariage, les enfants sont des affaires privées qui ne devraient pas regarder l’Etat (autrement que pour faire respecter les contrats qui ont été passé entre ces personnes, le rôle de la police et de la justice). Mais tant que l’Etat y fourrera son nez, il est absolument anormal que des discriminations soient faites entre les individus sur leurs seules préférences sexuelles. Les homosexuels devraient avoir le droit de se marier entre eux, de faire reconnaître les enfants qu’ils ont élevés, sinon d’en adopter. L’euthanasieChacun est propriétaire de sa vie et peut donc décider librement d’y mettre fin s’il le juge opportun. L’Etat n’a pas à se mêler de cela. Economie La suppression de la législation
du travail
La législation du travail est un carcan qui ne profite aucunement aux salariés français. Il faut être complètement libre de négocier avec son employeur TOUS les aspects de son contrat de travail, au mieux de ses intérêts. L’obligation de ne travailler que 35 heures par semaine, de bénéficier de 5 semaines de congés payés par an, d’être payé au dessus du SMIC, etc…sont autant de contraintes inutiles et préjudiciables pour le salarié (On peut préférer travailler plus de 35 heures par semaine et avoir un plus gros salaire par exemple. On peut préférer prendre un travail payé en dessous du SMIC plutôt que de rester au chômage. Etc…). Notre invraisemblable et stupide législation du travail est une des principales raisons du chômage en France. La privatisation de tous les « faux » services publicsLa libre concurrence, quand elle est possible, permet d’avoir le meilleur service au moindre coût sans que l’Etat ait besoin de se mêler de quoi que ce soit. Il faut donc privatiser et ouvrir à la concurrence tous les « faux » services publics, les services assurés aujourd’hui à tort par l’Etat, des services qui seront en réalité beaucoup mieux assurés par le secteur privé concurrentiel à savoir : · L’éducation ( crèches, écoles, collèges, lycées, universités, etc…) · La recherche ( CNRS, etc…) · Le logement (HLM, parcs de logements publics, etc…) ·
Les médias (France 2, France 3,
France 5, France Inter, etc…) ·
Le courrier ( La
Poste ) ·
La santé ( Hopitaux,
etc… ) · La production d’énergie ( EDF, GDF, etc… ) ·
Les transports ( SNCF, RATP, etc…) · L’assurance maladie (une période de transition est néanmoins nécessaires) ·
Les retraites (une période de transition est
néanmoins nécessaires) La suppression de toutes les entraves à la libre concurrenceTout le monde doit pouvoir exercer librement la
profession, l’activité de son choix. Il faut donc supprimer les numérus
clausus des médecins, des pharmaciens, des notaires, des avocats, des taxis,
des débits de boissons alcoolisés, des bureaux de tabac, etc… Il faut également
supprimer l’obligation d’obtention de diplômes pour exercer
certaines professions (médecin, pharmacien, avocat, notaire, etc…). Il
faut supprimer le monopole du syndicat
du livre CGT sur l’édition. Il faut supprimer le droit de veto de la
SNCF sur l’ouverture de lignes commerciales régulières de transport de
voyageurs par car. Etc… La libre concurrence retrouvée dans tous ces
domaines permettra de faire baisser les prix de ces services au grand
bénéfice des français. La suppression de toutes les
barrières douanières
Les produits venant de l’étranger ne doivent être frappés
d’aucun droits de douane. Les français pourront ainsi bénéficier de
produits et de services moins chers qu’aujourd’hui. La suppression de toutes les subventions publiquesIl faut supprimer toutes les subventions publiques : aux entreprises, aux partis politiques, aux associations, à la culture, à l’agriculture, etc… L’Etat n’a pas pour mission de créer les bénéfices des uns aux dépens de celui des autres. L’Etat libéral :
un Etat minimal, juste et efficace
Il ne restera donc à l’Etat que les rôles suivants à
assurer :
Pour ce faire, nous préconisons les réformes suivantes : La promotion au mérite dans la fonction publiqueIl faut supprimer tous les privilèges divers et variés de la fonction publique ( garantie de l'emploi, avancement automatique à l'ancienneté, retraites privilégiés, primes défiscalisées, logement de fonction, voiture de fonction, personnel de maison, etc…) et y rétablir la seule promotion au mérite : En effet, pour avoir une fonction publique efficace, des services publics de bonne qualité et bon marché, il faut, comme dans le privé, récompenser les salariés qui travaillent efficacement, bref instaurer dans la fonction publique la seule promotion au mérite. De plus, dans un soucis de transparence, il ne faut pas que les fonctionnaires aient un salaire, des primes, une voiture de fonction, un logement de fonction, etc… Il faut qu’ils aient un salaire (plus conséquent qu’aujourd’hui au besoin) et c’est tout. Une aide financière publique de solidarité uniqueIl faut supprimer le maquis des aides sociales actuelles
et le remplacer par une aide financière publique unique : aujourd’hui, les aides
publiques sont un tel foutoir qu’on ne sait même plus qui aide et qui
est aidé (Allocations familiales, ASSEDIC, HLM, RMI, CMU, prime pour
l’emploi, prime de rentrée scolaire, prime de Noël, etc…). Il
faut donc supprimer toutes les aides existantes et regrouper toutes les
administrations versant ces aides en une administration unique. Cette
administration unique de « solidarité
publique » versera alors à ceux qui en font la demande une aide
financière unique d’un montant adapté à leur situation et elle veillera
scrupuleusement à ce qu’il n’y ait pas d’abus. On saura
alors précisément qui aide, qui est aidé et de combien. Des impôts simples et justesIl faut remplacer tous les impôts actuels par des impôts directs qui seront, autant que possible, proportionnels aux services publics dont chaque foyer fiscal bénéficie : En effet, pourquoi paie t-on des impôts ? Parce qu’on bénéficie de services publics en retour (Police, Justice, routes, etc…). Quel montant d’impôt doit donc payer chaque foyer fiscal ? En bonne logique et en bonne justice, chaque foyer fiscal doit payer un montant d’impôt correspondant aux services publics dont il bénéficie. C’est tout. Il faut donc supprimer tous nos impôts actuels (TVA, TIPP, IRPP, CSG-RDS, etc….) qui ne répondent pas à cet objectif (basés sur la fortune, les revenus, la consommation, etc…) et auquel on ne comprend plus rien. Il faut les remplacer par de simples impôts directs : un impôt pour le maintien de l’ordre (Police/Justice), un impôt pour la construction et l’entretien des routes, un impôt pour le réseau d’eau, etc… La décentralisation des responsabilités publiques
Il faut opérer une décentralisation aussi poussée que possible des responsabilités publiques : Aujourd’hui, beaucoup de services publics sont gérés de manière centralisé, à l’échelon national, à Paris. Dans un soucis d’efficacité, de réactivité, chaque service public devra être administré à l’échelon le plus approprié. Une route communale au niveau de la commune, départementale au niveau du département, etc… Comment déterminer quelle est l’échelon le plus approprié pour administrer tel ou tel service ? Ce seront aux électeurs de se prononcer. La séparation des responsabilités publiquesIl faut autant que possible séparer les différentes responsabilités
publiques : Tout d’abord, afin d’éviter autant que faire se peut la corruption, il ne faut pas mettre comme aujourd’hui une même personne aux commandes de la police/justice et aux commandes des autres services publics. Sinon, cela donne de graves affaires de corruption dont notre président actuel Jacques Chirac restera sans doute le symbole (si seulement il reste dans l’histoire). Il faut donc élire un « juge suprême » qui sera à la tête de la seule police/justice et qui aura à condamner les responsables des autres services publics en cas de corruption avérée. Sinon, en dehors de la seule question de la corruption, pourquoi regrouper toutes les autres responsabilités publiques entre les mains d’un unique élu ? Cela peut-être mieux pour les citoyens de choisir d’un côté celui qui sera responsable de l’administration des routes, et de l’autre celui qui sera responsable du réseau d’eau courante. Comment déterminer quelle est la séparation des responsabilités la plus appropriée ? Là encore, ce seront aux électeurs de se prononcer. Une réforme de la justiceLa suppression
de la notion de prescription
Absolument tous les crimes sont imprescriptibles, pas seulement les « crimes contre l’humanité ». Seules les victimes sont libres de décider que le temps a effacé le préjudice qui a été commis à leur encontre. Personne d’autre n’en a le droit. La publicité
des débats
Aujourd’hui en France, les débats judiciaires sont publics… sauf qu’on ne peut pas faire de photographies ou filmer l’audience ! Il faut autoriser tout cela, en particulier dans le cas des procès de corruption. Passer de la
justice sanction à la justice réparation
Que fait trop souvent aujourd’hui la justice ? Elle condamne les criminels à des peines de prison. Quel est l’intérêt pour les victimes ? Aucun ou presque ! Que devrait plutôt faire la justice ? La justice doit déterminer s’il y a eu un préjudice de commis. Si oui, elle doit en déterminer l’étendue, le montant. Et elle doit alors condamner le criminel à réparer le préjudice qu’il a commis envers les victimes ( et à payer une amende à la collectivité pour les frais de justice/police). Faire moisir un criminel en prison (aux frais des français en plus) ne lui fera jamais rembourser les préjudices dont il s’est rendu coupable. Il faut au besoin enfermer les criminels en prison pour les obliger à rembourser par le salaire de leur travail en prison, les préjudices qu’ils ont commis. Mais il ne faut pas les enfermer pour les enfermer. La prison doit être un moyen, pas une fin en soi. Le Champ Libre - http://cvincent.club.fr |